• Adèle, treize ans, brune aux yeux noisettes. Une fille banale avec une vie banale. Elle avait deux amies, elles étaient inséparables. Miriam, blonde aux yeux bleus et Mathilda une brune aux yeux profonds. Toutes les trois, elles étaient considérées comme des folles et des filles qui osaient rire et exposer leur idées, comme des rebelles.

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    Mais l'une de des filles, Adèle éprouvait des sentiments fort pour un garçon de sa classe, Pablo. Un grand garçon aux cheveux ébouriffés, à l'humour de merde et au côté voyou. Il aimait bien foutre la merde en cours et perturber les cours. Le prof de SVT l'avait pris en souffre-douleur et ne manquait de raconter des vannes vaseuses pour valoriser l'esprit "comique" de Pablo. Ce qui faisait craquer Adèle était sa bouille de gamin même si il était assez viril même s'il n'est pas du tout mature, surtout, il croquait la vie à pleine dent et n'avait rien à foutre de l'avis des autres. Personne ne savait ce qu'il pensait. Les profs le blemmaient mais comme dit, il s'en fichait.

     

    Au fil des jours, Adèle avait le coeur qui battait de plus en plus vite en le voyant. Et un jour, elle se confia à ses deux amies. Mathilda et Miriam toute les deux exitées à l'idée de réunir un couple ne tenait plus en place et la provoquait un peu. Elles la poussait sur Pablo et la harcelait pour qu'elle lui avoue enfin. Parfois, sous ce comportement bizarre Pablo, regardait Adèle avec un air interloqué, mais comme dit, personne ne savait ce qu'il pensait...

     

    Mais Miriam, tellement bavarde, ne savait pas vraiment tenir de secrets et n'était pas discrète non plus. Par le plus grand des hasards, sans clin d'oeil à Miriam, ce secret est parvenu aux oreilles de Pablo. Celui ci, un peu provocateur la regarda de plus en plus. Il lui sourait et le coeur d'Adèle s'emballa. Elle decida enfin à lui avouer. Mais le garçon, ne s'attendant pas à ça, lui dit qu'il allait réfléchir.

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    Adèle attendit toutes les vacances scolaires en quête d'une réponse mais temps perdu, après celles-ci, Pablo l'évitait. Elle fut très triste sur le coup. Où elle allait, il se détournait d'elle. Pourtant, Adèle, avait un caractère doux et aimable, un humour graveleux certe, mais drôle, un peu vazeux sur les bords aussi, elle n'était la pire horreur de son collège. Mathilda, compatisait pour elle mais Miriam la provoquait, elle lui demanait des feuilles, lui parlait beaucoup, à un tel point qu'on aurait pû les croire ensemble.

     

    Evidement, cela rendait Adèle jalouse. Elle se sentait en un peu désemparée et ne savait plus quoi penser. Mais poussée par Mathilda, elle se décida une nouvelle fois d'aller le voir.

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    Elles se mirent toutes les trois en route vers l'habitation de Pablo et de lui demander ce qu'il en pense. Mais il les vit sur le chemin de chez lui et prit un autre chemin, et comme celui ci roulait en vélo, il serait arrivé chez lui bien avant ces folles. Quand Mathilda, Miriam et Adèle arrivèrent enfin devant chez lui, elles émètèrent l'hypothèse, que sûrement, il les observait depuis sa fenêtre et firent donc un coucou à la fameuse fenêtre.

     

    Sur le troitoir, deux parfaites inconnues avancaient dans leur direction, à si méprendre on aura les pu les confondre avec des passantes mais après maintes réfléxions, elles les reconnurent. Il s'agissait de la mère de Pablo et de sa soeur. Même avec la distance, les deux inscrustes avait parfaitement anticipé les mouvement des trois amies, et demandèrent ce qu'elles faisaient ici.

     

    Miriam qui s'apprêtait à déballer toute la vérité fut couper par Mathilda qui s'en chargea personnellement. La mère comprit tout de suite et monta en haut prévenir Pablo. Il était dans sa chambre, méditant à la situation. Est-ce qu'il l'aimait ou pas? Telle était la question. Alors sa mère lui conseilla de descendre voir la jeune fille qui l'aimait. Pablo s'en remit à se choix et dit à son frère, nommé Hugues, de prévenir sa mère qu'il allait descendre.

     

    Le seul bémole, Hugues est un fauteur de trouble, un voyou comme son frère Pablo, et pour bien foutre la merde il s'en alla répondre dans le micro de la sonnette: "Non, Pablo ne descendra pas, il  ne veut pas."

     

    Adèle complétement désharcennée manqua de pleurer et s'en alla avec Miriam et Mathilda. Lorsque Pablo ,enfin près à retrouver la fille qui l'aime, s'apprêta à descendre quand sa mère le rentint: "Elles sont parties", dit-elle. ¨Pablo, quelque peu frustré ne comprenait pas. Peut être qu'il l'aimait Adèle en fin de compte. Il se confia à son petit frère Jeannot, qui lui raconta tout ça à Hugues. Un petit, ça ne tient pas sa langue. Ainsi, en écoutant le récit, Hugues sentit en lui, un sentiment de regrets.

     

    Et si il avait fait une bétise...


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  • Et si il avait fait une bétise...

      

    Hugues ne dormit pas de la nuit. Il avait entendu que Pablo, lui non plus ne dormait pas. Jeannot.? Nan parlons pas il dormait aussi profondément que la belle au bois dormant. Hugues sentait que Pablo ne se sentait pas très bien à l'idée d'avoir briser le coeur d'une fille aussi gentille. Lui non plus ne sentait pas à l'aise car ce n'était pas son frère qu'il l'avait rendue triste, mais lui.

      

    Après quelques heures à réfléchir et gamberger, le sommeil s'empara de lui et il sombra dans les bras de Morphée. Il s'est endormi dans un sentiment de stress et de regrets, il l'admettait, et c'est déjà bien. Maintenant, comment l'annoncer à Pablo? Ce que Hugues redoutait, c'était que son frère ne lui fasse plus confiance, et dans une famille nombreuse, c'est fatal.

    ~

    Complètement plongé dans le monde des rêves. Hugues n'entendit pas les bruits de pas, Des petits pas légers et des chuchotements devant sa porte, qui s'entrouvrit lentement mais sûrement. Deux ombres noire entrèrent et firent le tour du lieu. L'une sortit un sac et y fourra toutes les affaires du jeune garçon en vrac. Tandis que l'autre nouait une ficelle autour de ses pieds.

     

    L'ombre le souleva et le déposa par terre dans trop de délicatesse mais évita de la réveiller. La masse noire au sac bien rempli ouvrit le pas. L'autre traînait Hugues à même le sol. Aucune pitié, l'ombre le traîna dans la poussière. Après tout, il avait fait de même avec son entourage.

     

    "C'est lui? demanda l'ombre qui traînait Hugues

    -Oui, sûre et certaines; lui répondit l'autre.

    -Donc en gros, on enlève un salaud?

    -En quelque sorte.

    -Qu'a-t'il donc fait pour qu'on soit obligées de se le coltiner?

    -Des choses graves.

    -Toi et le mot grave ne faites qu'un... s'énerva la première ombre

    -Oui mais il a fait une pierre de coup, rétorqua l'autre exaspérée

    -Mais qu'est-ce qu'il a fait bon sang?!

    -On raconte qu'il aurait briser le coeur d'une fille et celui de son frère.

    -Pourquoi faut-il que des gens fassent ça? Ca m'énerve!

    -Chut, on arrive...

    ~

     A son réveil Hugues ne distingua pas vraiment les deux masses qui l'entourait. Mais avec sa plus grande stupéfaction, l'une lui tirait les joues et l'autre grognait sans arrêt. Hugues fit un bond en arrière en voyant ses deux étranges personnages. Etait accroupie devant lui, une jeune fille de taille moyenne, les cheveux ondulés foncé aux reflets roux et aux yeux noisette. L'autre, celle qui était grognon avait une paire de lunettes noires, des yeux marrons et des cheveux châtains.

     

    Mais ce qui surpris le plus Hugues était les cornes pointues qui se dressaient au dessous des têtes de chacune. Celle de la grognon était dressées vers le haut tandis que celles de l'autre allaient vers le bas. 

     

    "Tient, il s'est réveillé! dit la jeune "fille accroupie

    -Ah bah tient! beugla l'autre

    -Je me présente, je m'appelle Momo...-

    -Et moi Mat! 

    -En gros, elle c'est la bleugarde. ajouta Momo

    -Ouais bon, hein?! Momo, c'est aussi la pleurnicharde, donc t'étonnes pas si elle chiale parfois. grogna Mat, et toi tu t'appelles comment petit homme maigre..?

    -Je... Je m'appelle Hugues... répondit le pauvre choqué

    -Très bien... On va vite faire de te trouver un surnom bien rabaissant, dit Mat

    Hugues ravala sa salive dans un bruit étrange...

    -GUGU! lança Momo

    -Oui... Gugu, répéta Mat avec un petit rire sadique.

     

    Le pauvre Hugues se trouvait maintenant avec deux folles à l'allure assez bizarre.


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  • Le pauvre Hugues se trouvait maintenant avec deux folles à l'allure assez bizarre.

     

    Momo se leva et se tourna vers Mat tout en acquiesçant de la tête. Elles s'étaient comprises. Mat fit signe à Hugues de ce lever et de les  suivre. N'ayant d'autres choix, il fut contraint de les suivre. Décidément, il ne pouvait pas mieux tomber. Il leva à son tour et prit le même chemin que ces deux inconnues.

     

    D'abord, Hugues crut à un rêve, il se retrouvait maintenant dans un couloir sombre, au mur de pierre et au sol de graviers. Il marchait avec ses chaussons, qu'il a récupéré je ne sais comment. Ils étaient à ses pieds lorsqu'il s'est réveillé. (Mat a dû lui les mettre parce que ses pieds devaient sentir le formage...) Il ne savait pas du tout comment Momo et Mat arrivaient à marcher pieds nus sur ce par-terre rugueux. Sur les murs, des traces rouges avaient dû dégouliner. "Du sang... Sûrement" pensa Hugues. Mais au fur et à mesure qu'ils avançaient, les traces étaient de plus en plus denses.

     

    Momo qui avait vu Hugues commencer à douter et à stresser le rassura:

    "Tu sais, c'est pas du sang, mais de la peinture. C'est les restes de quand on a peint le cachot des effacés!

    -Des effacés?! s'exclama Hugues

    -Oui, durant la période où tu es ici, personne ne se rend compte de ton absence. Tu es comme... Effacé, et lors de ton retour, personne ne se sera aperçu de ton présence, comme si tout était normal.

    -Comment ça?!

    -Tu n'es pas dans le monde que tu connais. continua Momo, tu es dans notre monde.

    Mat s'arrêta et s'inscrusta dans la conversation.

    -Ici, tu es sous notre volonté, plis-toi à cette dernière et on en reparle! lança-t-elle

    Hugues ne sut quoi répondre, était-ce tout simplement une mauvaise blague?

    -Mais... Mais... Pourquoi suis-je ici?! balbutia Hugues

    -Tu es ici parce que tu as fait une bétise...  commença Momo

    -... Et tu dois t'en repentir! termina Mat

    -Qu'est-ce que j'ai fait bon sang! s'enerva Hugues

    -Ici c'est moi qui m'énerve, okay? gueula Mat, pour en revenir à notre sujets, tu as briser le coeur de deux personnes en même temps!

    -Tu t'es défilé devant la réalité! cria Momo

    -Espèce de lâche! Tu n'as rien fait pour arranger les choses, RIEN! beugla Mat

    Un claquement sec se fit entendre. Hugues venait de gifler Momo mais Mat était trop loin pour en recevoir une aussi.

    -Bande de salopes, vous n'êtes que des folles furieuses?! Qu'est-ce que vous ens avez de ma vie, rien! hurla Hugues, RIEN, QUE DALLE!

    -Détrompes toi petit homme, lança Mat, nous voyons ton passé, ton futur, ton présent, tes sentiments, tes pensées!

    -Momo sait tout! dit Momo en se tenant la joue

    S'en était trop. Hugues saisit Momo par le col de son débardeur et la plaqua contre le mur en hauteur.

    -Lâche-la pauvre con! Tu as brisé un destin, deux amours, deux coeur, deux avenirs, une vie!" gueula Mat

     

    Mat arriva au pas de course Hugues et le poussa de toutes ses forces. Il tomba en arrière et réucpera Momo. Elle lui avait bien fait comprendre, qu'il ferait mieux de les suivre sans faire d'histoire.

     

    Hugues ne comprend toujours pas ce qu'il fait ici...


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  • Hugues ne comprend toujours pas ce qu'il fait ici...

     

    Cela faisait environs trois heures qu'il marchaient comme ça. Bon sang, quand est-ce qu'ils arrivveraient à la chambre des Effacés! Le couloir était droit et rectiligne, la dernière intersections était il y a au moins deux heures.

    Mat s'arrêta soudainement devant un clu-de-sac. Et Momo lança:

    "Eeeeh ouiii, la chambre des Effacés n'existe pas! Tu ne seras donc pas séquestré.

    -Mais les autres conditions compte, personne ne se rend compte du fait que tu as existé. finit Mat.

    Gugu soupira. Et Mat reprit:

    -Donc on va faire demi tour jusqu'à la prochaine intersection!"

     

    Mat emboîta le pas mais ne vit personne la suivre. Elle se retourna donc et vit deux grosses masses affalées sur le sol en train de pleunicher:

    "Je veuuux paaaaaas recommenceeeer à marcheeeeer deuuux heuuuuuures!" geignaient les deux fatigués de naissance.

    Mais ils étaient bien obligés et durent donc suivre la beuglarde qui menaient cette -très joyeuse- troupe. Gugu s'ennuyait à mourir, tandis que Momo et Mat ne parlait que de pommes.

    Deux heures passèrent, pour Gugu, c'était comme si une journée entière fut passée. Ils tournèrent à gauche, toujours menés par Mat. Cette fois, il ne fallu pas moins d'un quart d'heure pour arriver devant une immense porte massive. La démonce grincheuse l'ouvrit sans problème et fit entrer Gugu et Momo.

    Derrière la porte se trouvait une gigentesque pièce richement ornée et éclairée par les flambaux, comme dans les châteaux forts.

    Hugues fut donc guider par Momo jusqu'à sa chambre où elle l'y abandonna.

    On aurait dit une chambre de détenu mais en mieux. Il y avait un lit, une commode, une lampe au plafond, un miroir et aucune fenêtre. Il s'assit sur son lit et pensa au pétrin dans lequel il s'est fait embarquer. Il n'arrivait toujours pas à le croire.

    Mais comme dit la nuit porte conseil, il s'endormit en espérant qu'à son réveil il se retrouvera de nouveau dans son lit, dans sa chambre, avec sa famille, et pouvoir s'excuser auprès de son frère Pablo.

     

    Gugu rêvait paisiblement lorsque dans son rêve une ombre noire avec des cornes et des lunettes se mit à ramper sur lui, non... Il n'était quand même pas en train de rêver de Mat qui voulait le violer?!

    L'ombre avançait doucement et prudement sur lui en glissant ses mains le long du torse de Hugues. Celui ci redoutait l'inéspéré, il se reveilla en sursaut. Levant la tête en espérant que la chance lui ai sourit, il vit une ombre sur lui. Soulagé, il dit: "Jeannot, c'est toi?" mais l'ombre de ne répondit pas.

    "Jeannot! répéta-t-il

    -Je vais te violer petit homme maigre!" lança l'ombre.

     

    Et merde, ça c'était la réplique de Mat, mais il comprit que ce ne pouvait être elle, la voix était complétement différente. Tandis qu'il réfléchissait, les mains de l'inconnue commençaient à se balader, et là Gugu hurla aussi fort qu'il put comme une fillette.

    Mat et Momo entrèrent dans la pièce. Mat comme une forcenée et Momo veillait à la où elle mettait les pieds.

    Alors Mat sauta comme une karatéka prête à filer un coup de pied. L'ombre se rua sur Gugu pour le violer mais se prit le pied de Mat de plein fouet dans la figure et.. HEADSHOOT!

    Hugues encore tremblant vit l'ombre s'étaller par terre et Momo alluma la lumière. L'inconnue fut alors dévoilée au grand jour. Une blonde a lunette gisait sur le sol complètement assomée. Gugu fit une grimace quand il vit qu'elle aussi avait des cornes sur sa tête. Non, pourquoi... Encore une nouvelle sado-maso entrait dans sa vie.

    Mais tellement chamboulé par ce moment, il vint vers Mat les larmes aux yeux:

    "Me...Merci Mat! Tu m'as sauvé de cette folle!

    -Gné, répondit-elle

    -Elle voulait me violer et tu m'as sauvé!

    -C'est toi que je visais andouille. Si l'autre n'avait pas bougé, j'aurais touché et hop, un headshoot." avait-elle dit, l'expression complètement indiférente.

     

    Gugu, complètement démoli fondit en larmes sur son lit. Momo s'asseya à côté de lui. Allait-elle lui faire un câlin, allait-elle le réconforter, allait-elle lui faire un bisoux? Gugu n'attendait que ça. Mais Momo levait sa main et lui mit une tappe dans le dos:

    "T'inquiète pas, tu finiras par t'y faire!"

    Elle avait dit ça tellement naturellement que Gugu se mit à désespérer.


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